Chapitre 13 – Signes de la direction divine
GMA 153.1« Fut-il jamais un dieu qui essayât de venir prendre à lui une nation du milieu d’une nation, par des épreuves, des signes, des miracles et des combats, à main forte et à bras étendu, et avec des prodiges de terreur, comme l’a fait pour vous l’Éternel, votre Dieu, en Égypte et sous vos yeux ? Tu as été rendu témoin de ces choses, afin que tu reconnusses que l’Éternel est Dieu, qu’il n’y en a point d’autre » (Deutéronome 4:34-35).
GMA 153.2C’est ce que le Seigneur fit en choisissant un peuple du milieu d’une nation païenne, pour le conduire où il pourrait lui annoncer sa loi, et où il pourrait la lui remettre gravée sur des tables de pierre. Ces merveilles n’ont pas été effectuées pour satisfaire leur curiosité ; mais pour qu’ils sachent avec certitude que celui « qui avait fait de grandes choses en Égypte, Des miracles dans le pays de Cham, Des prodiges sur la mer Rouge » (Psaumes 106:21-22) et leur avait parlé du milieu du feu et de la fumée s’échappant du Sinaï, n’était autre que le Dieu vivant et vrai, le Créateur de toutes choses.
GMA 153MOÏSE APPELÉ DU BUISSON ARDENT
GMA 153.3Moïse lui-même n’aurait pas pu inciter les Israélites à quitter l’Égypte en leur disant simplement : « Alors que je faisais paître le troupeau dans le désert, j’ai eu des pensées de sympathie pour vous dans votre servitude, et je suis venu vous faire sortir hors d’Égypte, comme j’avais essayé de le faire lorsque j’ai tué l’Égyptien juste avant de fuir vers la terre de Madian. »
GMA 153.4Il a fallu le buisson ardent qui ne se consumait pas, et une voix audible sortant du milieu des flammes, pour convaincre même Moïse qu’il était celui qui « irait et conduirait le peuple hors d’Égypte. » C’est de cette manière formidable qu’il reçût sa commission, sa vocation sainte et élevée, dont la révélation attirerait aussitôt l’attention de ses frères, et préparerait leurs esprits pour ce qui devrait suivre, et ainsi les amener à accepter Moïse comme leur chef sous les ordres de Dieu.
GMA 153.5S’il y eut jamais une époque, depuis la résurrection du Sauveur, où ses partisans désappointés et affligés avaient besoin d’être réconfortés par sa présence et ses mots d’encouragement, c’était bien à ce moment où une partie des croyants, tristes et persécutés, gardaient leur confiance après le « cri de minuit » de 1844 ; et si, dans sa miséricorde, Dieu a jamais communiqué directement avec des âmes affligées, il semblerait que cela serait certainement à un tel moment, et à un tel peuple.
GMA 154LA PROMESSE DE LA PRÉSENCE DU SEIGNEUR
GMA 154.1Celui qui n’est pas limité en moyens ni en méthodes de travail, et qui, « étant monté en haut » (Éphésiens 4:8-15), plaça les dons de l’Esprit dans son église, promit d’être avec ses disciples prêchant l’évangile, même « jusqu’à la fin du monde. »
GMA 154.2Le Seigneur fut toujours prêt à manifester sa puissance et ses dons à ceux qui le cherchaient entièrement. N’a-t-il pas dit, en donnant la commission de l’évangile, « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris » ? (Marc 16:17, 18).
GMA 154DONS DE L’ESPRIT PENDANT LA RÉFORMATION
GMA 154.3Il y eut quelques magnifiques démonstrations de la puissance du Seigneur et des manifestations du don de prophétie lors de la réforme du seizième siècle et pendant les années qui suivirent. Merle d’Aubigné parle des prophéties de Jean Huss. Charles Buck, dans ses Religious Anecdotes, mentionne George Wishart prophétisant en 1546. John Wesley, dans ses œuvres, parle des prophéties de Jonathan Pyrah, et de leur accomplissement.
GMA 154.4Frère J. B. Finley, dans son autobiographie, parle d’une vision remarquable et de la guérison de sa propre personne pendant l’été 1842. Le Christian Advocate (journal méthodiste) publia un compte rendu intéressant d’une vision remarquable, et de ses résultats, donnée à docteur Bond, de cette église, au cours de son ministère. Cela montrait à ceux qui cherchaient le Seigneur avec humilité, qu’Il n’avait pas changé et qu’Il parlerait toujours à son peuple à travers le don prophétique.
GMA 154L’ÉGLISE DU RESTE DOIT AVOIR L’ESPRIT DE PROPHÉTIE
GMA 154.5Il y a des déclarations claires et précises dans les Écritures disant que le Seigneur manifestera particulièrement les dons de son Esprit, et surtout le don de prophétie, parmi les personnes qui attendront sa venue. Le premier texte sur lequel nous attirons l’attention se trouve dans la lettre aux Corinthiens, et dit ceci : « Je rends à mon Dieu de continuelles actions de grâces à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus-Christ. Car en lui vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance, le témoignage de Christ ayant été solidement établi parmi vous, de sorte qu’il ne vous manque aucun don, dans l’attente où vous êtes de la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ. Il vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Corinthiens 1:4-8).
GMA 155.1Dans l’Apocalypse nous lisons à propos du « reste », la dernière église évangélique : « Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s’en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus » (Apocalypse 12:17). Qu’est-ce que le « témoignage de Jésus, » nous demandons, que la dernière église doit avoir et qui, si elle l’a, prépare la voie à la manifestation de tous les dons de l’Esprit ? Nous trouvons une réponse à cette question dans le témoignage de l’ange à Jean sur l’île de Patmos : « Et je tombai à ses pieds pour l’adorer ; mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. Car le témoignage de Jésus est l’esprit de la prophétie » (Apocalypse 19:10).
GMA 155.2Cette définition donnée par l’ange montre que « l’esprit de prophétie », manifesté dans l’église qui attend le Christ, prépare la voie à tous les dons, et que la guerre est faite à l’église du « reste » parce qu’elle a ce don.
GMA 155LE TÉMOIGNAGE DE PAUL SUR LES DONS
GMA 155.3La lettre de Paul aux Thessaloniciens montre que le jour du Seigneur — le jour du jugement exécutif — viendra sur les masses « comme un voleur dans la nuit ; » mais qu’il ne surprendra pas ainsi les fidèles enfants du Seigneur parce qu’ils sont des « enfants de la lumière et des enfants du jour. » Parmi ses exhortations à ce peuple qui veille, il dit, « N’éteignez pas l’Esprit. Ne méprisez pas les prophéties. Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5:5, 19-21).
GMA 155.4Greenfield, dans son lexique grec, dit du mot grec propheteias, qui est rendu ici par « prophéties » : « l’exercice du don de prophétie, en ce sens, 1 Thessaloniciens 5:20. » Les lexiques de Parkhurst, Robinson, et Liddell et Scott sont d’accord avec cela. C’est donc un clair témoignage que le vrai don de prophétie sera dans l’église attendant la seconde venue du Christ. L’avertissement n’est pas de mépriser le don, mais de l’examiner ; et lorsque vous trouvez sa bonne manifestation, « retenez-la ». 1
GMA 156L’ACCOMPLISSEMENT DE LA PROMESSE
GMA 156.1Nous avons noté jusque-là comment le Seigneur commença à manifester le don de prophétie au cours de la proclamation des messages des premier et deuxième anges. Ce don a été plus largement développé depuis la fin des deux mille trois cents jours. Le Seigneur choisit son propre instrument à cette fin, sélectionnant comme son agent quelqu’un qui avait non seulement consacré tout à lui, mais dont la vie tremblait dans la balance, « le plus faible parmi les faibles. » 2 Moins de deux mois après le passage de la date fixée, mademoiselle Ellen G. Harmon, de Portland, Maine, qui n’avait alors qu’environ dix-sept ans, commença à recevoir des révélations du Seigneur.
GMA 156.2Comme j’ai eu l’occasion de converser avec ceux qui vivaient à Portland au moment de la première vision, et que j’ai également fait connaissance avec Mme Haines, dont la maison fut le lieu où Mlle Harmon eut sa première vision, je vais vous raconter les faits tels qu’ils m’ont été donnés par ces personnes.
GMA 156.3Mlle Harmon était à ce moment-là dans un état de santé très critique. Pendant plusieurs semaines, elle avait à peine pu parler au-dessus du chuchotement. Un médecin avait décidé que sa maladie était une tuberculose pulmonaire œdémateuse. Il dit que son poumon droit était décomposé, le gauche très malade et que son cœur était considérablement touché. Il dit qu’il pensait qu’elle ne pourrait vivre tout au plus que très peu de temps, et était susceptible de mourir à tout moment. C’est avec grande difficulté qu’elle pouvait respirer en position allongée. La nuit elle obtenait du repos uniquement en étant soutenue dans le lit dans une position presque assise. De fréquents épisodes de toux et des hémorragies des poumons avaient considérablement réduit sa force physique.
GMA 156LA PREMIÈRE VISION DE MLLE HARMON
GMA 156.4Au moment où elle reçut sa première vision, Mlle Harmon habitait chez Mme Haines. C’était le matin, et c’était le moment du culte de famille. Il y avait cinq personnes présentes, toutes sœurs dans la foi. Les autres avaient prié et Mlle Harmon priait en murmurant, quand la puissance de Dieu descendit de la plus belle manière, touchant manifestement toutes celles qui étaient présentes, et elle perdit aussitôt conscience de tout ce qui se passait autour d’elle : elle était en vision.
GMA 156.5Pendant la réunion suivante, elle raconta aux croyants de Portland ce qu’elle avait vu. Ils avaient pleinement confiance que cela venait de Dieu. Il y avait environ soixante personnes à ce moment dans Portland qui acceptèrent cela comme l’œuvre du Seigneur. Il y avait un pouvoir qui accompagnait la vision, ainsi que lorsqu’elle la racontait, qui ne pouvait que venir de Dieu. Un sens solennel des intérêts éternels était constamment sur elle, et elle semblait être remplie d’un étonnement indicible qu’une personne si jeune et si faible puisse être choisie comme un instrument par lequel le Seigneur voulait communiquer la lumière à son peuple. Elle déclara qu’elle semblait être entourée, pendant la vision, d’anges rayonnants dans les cours célestes glorieuses, où tout est joie et paix, et que c’était un triste changement de s’éveiller aux réalités insatisfaisantes de cette vie mortelle.
GMA 157SYNOPSIS DE LA PREMIÈRE VISION
GMA 157.1Le bref résumé suivant de sa première vision, telle qu’elle la relata aux croyants de Portland, vous donnera une idée du caractère de l’ensemble d’entre elles :
GMA 157.2« Alors que je priais, le Saint-Esprit reposa sur moi, et il me semblait m’élever de plus en plus au-dessus de la terre. Je me détournai pour voir mes frères adventistes restés en ce bas monde, mais je ne pus les découvrir. Une voix me dit alors : “Regarde encore, mais un peu plus haut.” Je levai les yeux, et je vis un sentier abrupt et étroit, bien au-dessus de ce monde. C’est là que les adventistes s’avançaient vers la sainte cité. Derrière eux, au début du sentier, il y avait une brillante lumière, que l’ange me dit être le cri de minuit. Cette lumière éclairait le sentier dans toute sa longueur pour que leurs pieds ne s’achoppent pas. Jésus marchait à leur tête pour les guider ; et tant qu’ils fixaient les regards sur lui, ils étaient en sécurité. Mais bientôt quelques-uns se lassèrent et dirent que la cité était encore fort éloignée et qu’ils avaient pensé y arriver plus tôt. Alors Jésus les encouragea en élevant son bras droit glorieux d’où émanait une lumière qui se répandit sur les adventistes. Ceux-ci s’écrièrent : “Alléluia !” Mais certains d’entre eux repoussèrent effrontément cette lumière, en disant que ce n’était pas Dieu qui les avait conduits. La lumière qui était derrière eux finit par s’éteindre, et ils se trouvèrent alors dans de profondes ténèbres. Ils trébuchèrent et perdirent de vue et le but et Jésus, puis tombèrent du sentier et sombrèrent dans le monde méchant qui était au-dessous. Nous entendîmes bientôt la voix de Dieu, semblable au bruit de grandes eaux, annonçant le jour et l’heure du retour de Jésus. Les justes vivants reconnurent et comprirent la voix, alors que les méchants la prirent pour le tonnerre et un tremblement de terre. Lorsque Dieu annonça le temps, il répandit sur nous le Saint-Esprit. Nos visages en furent illuminés et reflétèrent la gloire divine, comme celui de Moïse lorsqu’il descendait du mont Sinaï. » 3
GMA 158DESCRIPTION DE LA CONDITION DE MME WHITE EN VISION
GMA 158.1Avant de continuer le palpitant récit de cette merveilleuse manifestation de l’Esprit de Dieu, je vais mentionner quelques faits relatifs aux visions. La première fois que je vis Mme E. G. White (anciennement Mlle Harmon), ce fut en octobre 1852. Ce jour-là, je l’ai vue en vision pendant plus d’une heure. Depuis, j’ai eu le privilège de la voir en vision une cinquantaine de fois. J’ai été présent lorsque les médecins l’ont examinée alors qu’elle était dans cet état, et c’est pour moi un plaisir de témoigner de ce que j’ai vu et su. J’ai confiance qu’une narration des faits en cause ne peut pas être supplantée par la supposition aléatoire de ceux qui ne l’ont jamais vue dans cette condition.
GMA 158.2En entrant en vision, elle répète trois fois le cri envoûtant, « gloire ! » Ils se font écho, le deuxième et surtout le troisième étant plus faible, mais plus saisissant que le premier, la voix ressemblant à celle de quelqu’un très loin de vous et à peine perceptible. Pendant environ quatre ou cinq secondes elle semble tomber comme évanouie, ou comme si elle a perdu sa force ; puis elle semble être instantanément remplie d’une force surhumaine, parfois se levant soudain et marchant dans la pièce. Il y a de fréquents mouvements des mains et des bras, pointant vers la droite ou la gauche pendant que sa tête tourne. Tous ces mouvements sont faits de la manière la plus gracieuse. Quelle que soit la position de la main ou du bras, il est impossible de les bouger. Ses yeux sont toujours ouverts, mais elle ne cligne pas des yeux ; sa tête est droite, et elle regarde vers le haut, non pas le regard vide, mais avec une expression agréable, différant de la normale seulement en ce qu’elle semble regarder attentivement un objet au loin. Elle ne respire pas, mais son pouls bat régulièrement. Son visage est agréable, et la couleur de son visage colorée comme dans son état naturel.
GMA 159COMPARÉE À DANIEL
GMA 159.1L’état de sa respiration, sa perte de force, puis sa force lorsque l’ange de Dieu la touche, tout cela convient parfaitement à la description donnée par le prophète Daniel de sa propre expérience en vision quand il dit : « Je restai seul, et je vis cette grande vision ; les forces me manquèrent, mon visage changea de couleur et fut décomposé, et je perdis toute vigueur. » « Comment le serviteur de mon seigneur pourrait-il parler à mon seigneur ? Maintenant les forces me manquent, et je n’ai plus de souffle. Alors celui qui avait l’apparence d’un homme me toucha de nouveau, et me fortifia. Puis il me dit : Ne crains rien, homme bien-aimé, que la paix soit avec toi ! Courage, courage ! Et comme il me parlait, je repris des forces, et je dis : Que mon Seigneur parle, car tu m’as fortifié » (Daniel 10:8, 17-19).
GMA 159TÉMOIGNAGES DE TÉMOINS OCULAIRES
GMA 159M. G. KELLOGG, M.D.
GMA 159.2Quant à la condition de Mme White lorsqu’elle est en vision, quelques déclarations de témoins oculaires peuvent être présentées. La première est de M. G. Kellogg, M.D., qui parle de la première vision donnée dans le Michigan, le 29 mai 1853, lors d’une réunion tenue à Tyrone, dans le comté de Livingston. Il dit :
GMA 159.3« Sœur White fut en vision pendant environ vingt minutes ou une demi-heure. Comme elle entrait en vision, chaque personne présente semblait sentir la puissance et la présence de Dieu, et certains d’entre nous ont en fait ressenti l’Esprit de Dieu se poser sur eux puissamment. Nous étions en prière, pendant une réunion sociale le sabbat matin vers neuf heures. Frère White, mon père et Sœur White avaient prié, et je priais à ce moment-là. Il n’y avait pas d’excitation, pas de démonstration. Nous implorions sincèrement Dieu, cependant, de bénir la réunion de sa présence, et de bénir le travail dans le Michigan. Alors que Sœur White lançait ce cri triomphant de “gloire ! G-l-o-i-r-e ! G-l-o-i-r-e” comme vous l’avez entendue faire si souvent lorsqu’elle entre en vision, Frère White se leva et informa l’audience que sa femme était en vision. Après avoir indiqué le déroulement de ses visions, et qu’elle ne respirait pas lorsqu’elle était en vision, il a invité tous ceux qui le souhaitaient à s’avancer et à l’examiner. Le Dr Drummond, un médecin qui était également un prédicateur adventiste du premier jour, et qui avait déclaré (avant qu’il la vît en vision) que ses visions étaient du mesmérisme (hypnotisme), et qu’il pouvait lui donner une vision, s’avança, et après un examen approfondi, devint très pâle, et remarqua, “elle ne respire pas !” » « Je suis persuadée qu’elle ne respirait pas à ce moment-là, pendant qu’elle était en vision, ni pendant aucune autre qu’elle eut lorsque j’étais présent. La sortie de la vision était aussi remarquable que son commencement. La première indication que nous avions que la vision était terminée était qu’elle se remettait à respirer. Elle prenait une première inspiration, profonde, longue et complète, d’une manière montrant que ses poumons avaient été entièrement vides d’air. Après avoir pris sa première inspiration, plusieurs minutes passaient avant qu’elle prenne la deuxième, qui remplissait ses poumons exactement comme l’avait fait la première, puis une pause de deux minutes, et une troisième inhalation, après quoi la respiration redevenait naturelle. » Signé, « M. G. Kellogg, M.D., Battle Creek, Michigan, 28 décembre 1890. »
GMA 160F. C. CASTLE
GMA 160.1Nous donnons la déclaration suivante d’un individu témoin d’un examen médical de Mme White en vision à Stowe, Vermont, pendant l’été 1853. Il dit :
GMA 160.2« Un médecin était présent, et l’a examinée avec toute sa sagesse et ses connaissances, pour trouver la cause de la manifestation. Une bougie allumée fut approchée de ses yeux qui étaient grands ouverts ; aucun muscle de l’œil ne bougea. Il a ensuite examiné son pouls, et aussi sa respiration, et il n’y avait pas de respiration. En conclusion, il fut convaincu que le phénomène ne pouvait pas être expliqué par des principes scientifiques ou naturels. » Signé « F. C. Castle. »
GMA 160D. H. LAMSON
GMA 160.3Les témoignages suivants se rapportent à un examen fait lorsque Mme White fut en vision pendant une réunion tenue chez James White dans la rue Monroe, à Rochester, N.Y., le 26 juin 1854 :
GMA 160.4« J’avais alors dix-sept ans. Il me semble que je peux presque entendre les cris saisissants de “G-l-o-i-r-e !” qu’elle prononça. Puis elle s’affaissa au sol, sans tomber, mais comme s’enfonçant doucement, et elle était soutenue dans les bras d’un préposé. Deux médecins sont arrivés, un homme âgé et un jeune homme. Frère White avait hâte qu’ils examinent de près Sœur White, ce qu’ils ont fait. Un miroir fut apporté et l’un d’eux le tenait devant sa bouche tandis qu’elle parlait ; mais ils abandonnèrent bientôt cela et dirent : “elle ne respire pas.” Ensuite, ils ont examiné de près ses côtés, alors qu’elle parlait, pour trouver des signes de respiration profonde, mais ils n’en ont pas trouvés. Alors qu’ils terminaient cette partie de l’examen, elle se mit debout, toujours en vision, tenant une Bible en l’air, tournant les pages d’un passage à un autre, et les citant correctement, bien que ses yeux regardassent vers le haut et loin du livre.
GMA 161.1Elle eut une vision des sept derniers fléaux. Puis elle vit le triomphe des saints, et je peux encore entendre ses cris de triomphe aujourd’hui. Je témoigne librement de ces faits. » Signé « D. H. Lamson, Hillsdale, Michigan, le 8 février 1893. »
GMA 161MME DRUSILLA LAMSON
GMA 161.2Concernant le même examen médical, un autre témoignage est donné par Mme Drusilla Lamson, veuve du cousin de Frère Lamson, et matrone du centre de santé de Clifton Springs, N.Y. En parlant de la réunion du 26 juin 1854, elle dit :
GMA 161.3« Je me souviens de la réunion lorsque l’examen fut fait, pour vérifier ce que Frère White avait souvent dit, que Sœur White ne respirait pas lorsqu’elle était en vision, mais je ne me souviens pas du nom du médecin qui était présent... Ce devait être le docteur Fleming, car il était le médecin parfois appelé pour conseil. Cependant, il est maintenant décédé. Je peux dire ceci : l’examen a été fait et aucun signe de respiration n’était visible sur le miroir. » Signé « Drusilla Lamson, de Clifton Springs, N.Y., le 9 mars 1893. »
GMA 161DAVID SEELEY
GMA 161.4Encore un autre témoignage de quelqu’un présent à cette occasion :
GMA 161.5« Ceci est pour certifier que j’ai lu les témoignages ci-dessus de David Lamson et de Mme Drusilla Lamson, concernant la déclaration du médecin examinant Mme E. G. White pendant qu’elle était en vision le 26 juin 1854. J’étais présent à cette réunion et j’ai assisté à l’examen. Je suis d’accord avec ce qui est déclaré par Frère et Sœur Lamson, et je dirais même que c’était docteur Fleming, accompagné d’un médecin plus jeune, qui fit l’examen. Après que Mme White se leva, comme ils l’ont dit, en citant les textes des Écritures, docteur Fleming demanda une bougie allumée. Il tint cette bougie aussi près que possible de ses lèvres sans la brûler et en face de son souffle au cas où elle aurait respiré. Il n’y avait pas le moindre signe de souffle. Le médecin dit alors, en insistant, “Cela tranche la question pour toujours, il n’y a pas de respiration dans son corps.” » Signé « David Seeley, Fayette, Iowa, le 20 août 1897. »
GMA 161MR ET MME A. F. FOWLER
GMA 161.6Les déclarations suivantes portent sur un examen fait alors que Mme White fut en vision dans la salle Waldron, à Hillsdale, dans le Michigan, en février 1857. Docteur Lord, un médecin de Hillsdale, ayant cinquante ans de pratique, fit un examen attentif, dont voici les témoignages :
GMA 161.7« Nous étions présents quand (en février 1857) Sœur E. G. White a eu une vision dans la salle Waldron de Hillsdale. Dr Lord a fait un examen et a dit : “Son cœur bat, mais il n’y a pas de souffle. Il y a vie, mais aucune action des poumons ; je ne peux pas expliquer cette condition.” » Signé « A. F. Fowler, Mme A. F. Fowler, de Hillsdale, Michigan, le 1er janvier 1891. »
GMA 162C. S. GLOVER
GMA 162.1Voici une autre déclaration concernant la même vision :
GMA 162.2« J’étais présent lorsque Sœur White eut cette vision dans la salle Waldron de Hillsdale. En plus de la déclaration ci-dessus, j’ai entendu le médecin dire que l’état de Sœur White en vision était “au-delà de ses connaissances.” Il a également dit, “il y a là quelque chose de surnaturel. » » Signé, « C. S. Glover, Battle Creek, Michigan, 19 janvier 1891. »
GMA 162MR ET MME CARPENTER
GMA 162.3Voici un troisième témoignage sur le même cas :
GMA 162.4« Ceci est pour certifier que nous étions présents dans la salle Waldron de Hillsdale, Michigan en février 1857, lorsque Mme E. G. White eut une vision. Tandis qu’elle était dans cette condition, elle a été examinée par Dr Lord, et nous avons entendu sa déclaration publique concernant le cas, telle qu’elle est donnée ci-dessus par Frère et Sœur Fowler. » Signé « W. R. Carpenter, Eliza Carpenter, Noblesville, Indiana, 30 août 1891. »
GMA 162D. T. BOURDEAU
GMA 162.5Votre attention est ensuite attirée sur un examen fait alors que Mme White fut en vision au pont Buck, dans le comté de Saint Lawrence, N.Y. :
GMA 162.6« Le 28 juin 1857, j’ai vu Sœur Ellen G. White en vision pour la première fois. Je ne croyais pas aux visions ; mais un cas parmi d’autres que je pourrais mentionner m’a convaincu que ses visions étaient de Dieu. Pour satisfaire mon esprit quant à savoir si elle respirait ou non, j’ai mis ma main sur sa poitrine suffisamment longtemps pour voir qu’il n’y avait pas plus de soulèvement des poumons qu’il n’y aurait eu si elle avait été un cadavre. Puis je mis ma main sur sa bouche, et j’ai pincé ses narines entre le pouce et l’index, de sorte qu’il lui était impossible d’exhaler ou d’aspirer de l’air, même si elle avait voulu le faire. J’ai laissé ma main ainsi pendant une dizaine de minutes, assez longtemps pour qu’elle étouffe dans des circonstances ordinaires ; elle ne fut pas affectée le moins du monde par cette épreuve. Depuis que j’ai été témoin de ce merveilleux phénomène, je n’ai pas une seule fois été enclin à douter de l’origine divine de ses visions. » Signé, « D. T. Bourdeau, Battle Creek, Michigan, le 4 février 1891. »
GMA 163UN MÉDECIN SPIRITE EXAMINE LA VISION
GMA 163.1Je vais mentionner un autre examen médical dont j’ai été témoin à Parkville, dans le comté de Saint Joseph (Michigan), le 12 janvier 1861.
GMA 163.2À la fin d’une exhortation donnée par Mme White à une grande congrégation qui était assemblée dans la maison de réunion adventiste, la bénédiction de Dieu reposa sur elle avec un degré remarquable, et elle fut prise en vision tout en étant assise sur sa chaise. Le docteur Brown était présent. C’était un homme vigoureux, physiquement fort, un médium spirite. Il avait dit que ses visions étaient les mêmes que celles d’un médium, et que si elle en avait une en sa présence, il pouvait l’arrêter en une minute. Une invitation fut donnée à tous ceux qui désiraient le faire de s’avancer, et de l’examiner pour s’assurer de son état pendant la vision. Le médecin s’est avancé, mais avant qu’il ait complété la moitié de son examen, il devint d’une pâleur mortelle et tremblait comme une feuille de tremble. Frère White dit, « le médecin fera-t-il un rapport de son état ? » Il répondit, « elle ne respire pas, » et s’est précipité vers la sortie. Ceux qui se tenaient à la porte, et qui connaissaient ses fanfaronnades dirent, « Retournez, et faites ce que vous avez dit que vous feriez : faites sortir cette femme de sa vision. » Dans une grande agitation, il saisit la poignée de la porte, mais ne fut pas autorisé à l’ouvrir tandis que ceux qui étaient près de la porte lui demandaient, « Docteur, qu’est-ce que c’est ? » Il répondit, « Dieu seul le sait ; laissez-moi sortir de cette maison, » et il sortit.
GMA 163.3Il était évident que l’esprit qui l’influençait en tant que médium n’était pas plus au repos en présence de la puissance qui contrôlait Mme White en vision que, du temps du Sauveur, les démoniaques qui demandaient, « Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? » (Matthieu 8:29).
GMA 163.4On voit une similitude entre cette circonstance et celle du prophète Daniel. Comme il était en vision par l’Esprit du Seigneur, les Chaldéens qui étaient présents, des païens qui ne connaissaient pas cet Esprit, « furent saisis d’une grande frayeur, et ils prirent la fuite pour se cacher » (Daniel 10:7).
GMA 163MLLE HARMON INVITÉE À RACONTER SES VISIONS
GMA 163.5Environ une semaine après sa première vision, Mlle Harmon eut une deuxième vision lors d’une réunion tenue chez son père. Dans cette vision elle était invitée à faire connaître aux autres ce qui lui avait été révélé. Elle était d’une grande perplexité pour savoir comment elle pourrait faire ce que le Seigneur demandait. Sa santé était si mauvaise qu’elle avait des douleurs physiques, et apparemment n’avait que peu de temps à vivre. Elle avait à peine 17 ans, petite et frêle, pas habituée à la société, et d’un naturel si timide et réservé qu’il lui était douloureux de rencontrer des inconnus. Elle pria avec instance pendant plusieurs jours, et tard dans la nuit, que ce fardeau lui soit retiré et placé sur quelqu’un d’autre plus capable de le supporter. Mais la lumière du devoir ne changea jamais, et les paroles de l’ange résonnaient continuellement à ces oreilles, « fais connaître aux autres ce que je t’ai révélé. »
GMA 164.1C’est dans cet état de perplexité que Mlle Harmon assista à une autre réunion tenue chez son père. Dans cette réunion, ils étaient tous unis en prière fervente pour elle, et elle se consacra une fois de plus au Seigneur, et se sentit prête à être utilisée pour sa gloire. En priant, les ténèbres épaisses qui l’avaient entourée se dissipèrent et, comme elle le dit par la suite, une lumière vive, comme une boule de feu, vint vers elle et lui enleva sa force, alors qu’elle lui tombait dessus, et il lui sembla être en présence de Jésus et des anges. Encore une fois, on lui répéta, « fais connaître aux autres ce que je t’ai révélé. » Elle dit qu’elle supplia sincèrement d’être préservée de toute exaltation si elle devait rapporter ce que le Seigneur lui avait montré. Alors un ange lui dit que sa prière était exaucée, et que si elle était en danger de s’exalter, elle serait atteinte d’une maladie. L’ange lui dit : « Si tu donnes fidèlement le message, et si tu persévères jusqu’à la fin, tu mangeras du fruit de l’arbre de vie, et boiras du fleuve de l’eau de la vie. »
GMA 164VISITE DE MLLE HARMON À POLAND, MAINE
GMA 164.2Il fut montré à Mlle Harmon qu’elle devait aller à Poland, dans le Maine, et y raconter sa vision. Le lendemain après cette troisième vision, son beau-frère arriva à l’improviste à la porte de la maison de son père, et lui proposa de l’emmener à Poland. Alors qu’elle était là, elle tint une réunion pendant laquelle elle raconta la vision. Hazen Foss 4 étant dans le désespoir, ne put être amené à assister au service mais, l’oreille derrière la porte, il l’entendit raconter sa vision et dit, « la vision qu’elle raconta était aussi proche de la mienne, que si elle avait raconté la même chose que ce que j’ai vu. » Le lendemain matin, il rencontra Mlle Harmon inopinément, et lui dit d’être « fidèle en portant le fardeau, et en racontant les témoignages que le Seigneur lui donnerait, et Dieu ne l’abandonnera pas. » À d’autres, il dit, « c’est l’instrument sur lequel le Seigneur a mis ce fardeau. » Il devait sûrement le savoir puisqu’il avait vu la personne dans la vision pendant laquelle on lui avait dit que le fardeau lui avait été « retiré ».
GMA 164.3L’œuvre de Mlle Harmon à partir de ce moment-là fut d’aller de lieu en lieu dans les États de la Nouvelle-Angleterre, racontant ce qu’elle avait vu. Dans certains cas, on lui disait dans la vision où aller et également les difficultés qu’elle rencontrerait. Ses messages étaient en particulier des reproches à ceux qui dérivaient dans la doctrine de la venue spirituelle du Christ, et les encourageaient tous à préserver l’expérience passée.
GMA 165.1Elle dit de son expérience : « Certains s’abstenaient de tout travail, et excommuniaient tous ceux qui n’acceptaient pas leur point de vue sur ce sujet… Dieu m’a révélé ces erreurs en vision, et m’a envoyée à ses enfants errants pour les exposer ; mais beaucoup d’entre eux rejetèrent totalement le message, et m’ont accusée de me conformer au monde. D’autre part, les adventistes de nom m’ont accusée de fanatisme, et j’ai été faussement présentée, par certains méchamment, comme dirigeant le fanatisme que j’essayais de chasser. » 5 Nous apprendrons davantage sur ceci dans le chapitre suivant.
Notes
- Pour un tableau complet du témoignage de la Bible sur la perpétuité des dons spirituels, voir Prophetic Gift in the Gospel Church, une brochure de 120 pages qui peut être obtenue dans l’une de nos maisons de publications. ↩
- Comme cela fut montré à Hazen Foss. Voir page <?>. ↩
- Premiers Écrits, pages 14, 15. ↩
- Voir le chapitre 11, p. <?>. ↩
- Premiers Écrits, page 72. ↩